Santé complémentaire: pourquoi les chômeurs sont de plus en plus couverts

Même s’ils sont protégés par la sécurité sociale, de plus en plus de Français bénéficient d’une assurance maladie complémentaire en même temps. Entre 2014 et 2017, le taux de couverture totale de l’assurance maladie complémentaire en France métropolitaine est passé de 95% à 96%, souligne une étude de la Direction des études et du développement statistique publiée jeudi. Une augmentation moyenne tirée principalement par les populations les plus précaires: les chômeurs. Depuis la mise en place de l’Accord national interprofessionnel (ANI), entré en vigueur le 1er janvier 2016, ces derniers bénéficient de la portabilité de leur complémentaire jusqu’à un an après la perte d’emploi, contre neuf mois plus tôt. Ils ont ainsi la possibilité de continuer à être couverts pendant 12 mois après avoir perdu leur emploi. Période pendant laquelle ils continuent de recevoir des prestations de leur ancien employeur pour leur complément (au moins 50% du total des primes).

Les résultats sont clairs, assure la DREES: «Les inégalités de couverture ont donc diminué pour les ménages à faibles revenus». Entre 2014 et 2017, 5% des personnes supplémentaires ont été couvertes par un contrat d’entreprise en France métropolitaine – qui est passé de 33% à 38% de la population – sous l’effet direct de l’ANI. Les plus vulnérables pourraient ainsi bénéficier de la prolongation de la période de portabilité.

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Il n’en demeure pas moins que 4% de la population n’est toujours pas couverte par un supplément, notamment pour des raisons financières. «Pour certains des ménages les plus modestes, les coûts financiers restent un obstacle à l’accès à des soins de santé complémentaires, malgré le fait qu’il existe des unités qui leur sont dédiées», souligne le document. Les ménages à faible revenu peuvent bénéficier de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), changer son nom de Complémentaire santé solidaire. A partir du 1er octobre 2019, il vous permettra de bénéficier d’un complément de santé publique gratuit, avec ou sans subvention en fonction de votre niveau de revenu. Et la robe prend également l’exemple des salariés en CDD de moins de trois mois ou beaucoup de travail à temps partiel (moins de 15 heures) qui peuvent ainsi bénéficier du «système de paiement de la santé». Un système qui leur permet de recevoir une compensation directe de l’employeur lors de la souscription à une complémentaire santé individuelle et responsable.

Parmi les chiffres marquants des données vestimentaires, on peut souligner le fait que 15% des salariés du secteur privé choisissent de maintenir leur propre couverture individuelle. Soit parce qu’ils ont des contrats courts, soit parce qu’ils en ont déjà un au moment de la signature du contrat de travail. Une part qui grimpe à près de 85% parmi les agents publics, principalement parce que l’ANI n’oblige pas les employeurs publics à offrir une couverture collective à leurs salariés, que ce soit dans la fonction publique ou régionale. Les chômeurs bénéficient de la portabilité de leurs conventions collectives (93%). Mais c’est vraiment parmi les inactifs que la distribution est la plus hétérogène. La moitié d’entre eux, étudiants compris, bénéficient ainsi d’un complément collectif par l’intermédiaire de leurs proches. Un quart, comme les retraités, sont passés à un contrat unique, tandis que près d’un cinquième (18%) ont eu le réflexe de solliciter une solidarité complémentaire santé.

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