Pour obtenir de l’aide pour un être cher affaibli, une course d’obstacles

« Le jour où mon père âgé, qui ne pouvait pas bouger sans aide, a commencé à perdre la tête, mes frères et moi avons dû soutenir notre mère. Mais même en partageant les informations entre nous, nous avons réalisé que le monde des soignants était une jungle., dit Anna, 45 ans. Lorsqu’une personne est affaiblie par une maladie, un handicap ou simplement par son âge, ce sont en fait généralement ses proches qui prennent en charge les démarches administratives nécessaires pour lui permettre de bénéficier d’un soutien, notamment financier. L’aidant hérite donc du travail titanesque de remplir des dossiers, de collecter des documents …

Et il faut avoir la patience de déchiffrer le mille-feuille administratif, l’aide est complètement fragmentée en France. Cela varie selon l’âge, la pathologie, les ressources, le département, la ville. Ce manque de signalisation simple et efficace de l’aide est incompréhensible pour les proches. Beaucoup de gens s’étonnent de «tomber sur» des appareils très utiles en poussant sur une porte «un peu par accident», d’autres s’usent pendant des mois sans trouver de solution adéquate.

Pas de système unifié

Pour les personnes âgées, les procédures ont été quelque peu simplifiées et les services sociaux départementaux ou les travailleurs sociaux des centres locaux d’information et de coordination (Clic), qui ne portent pas toujours ce nom, disposent de personnel. responsable de vous guider. Pour les personnes handicapées, le point de départ est presque toujours le bâtiment du service pour personnes handicapées (MDPH).

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Dans les deux cas, cependant, vous pourrez profiter d’un certain nombre de petites poussées supplémentaires, d’allocations diverses ou de subventions en frappant à d’autres portes. Attention, selon que vous aidiez un enfant, un conjoint actif ou retraité, un frère ou une sœur, un ami ou un voisin, l’adresse ne sera pas la même. Et nul besoin de se fier aux conseils de proches ayant vécu une situation similaire, ils seront sans doute obsolètes. Car les distributions économiques ou structures auxiliaires – listées avec des acronymes cryptés – évoluent également dans le temps et en fonction du ministère responsable …

Enfin, pour compléter ce sombre tableau, les autorités locales n’ont généralement pas de politique unique envers les publics vulnérables: certaines travaillent davantage pour les personnes handicapées tandis que d’autres, par exemple, privilégient les structures pour les personnes âgées malades.

«Selon l’endroit où vit une personne vulnérable, elle ne bénéficiera pas du même accompagnement ni des mêmes services, et ses soignants recevront un accompagnement plus ou moins bon»., regrette Olivier Morice, délégué général du collectif Je t’aide.

Le labyrinthe des allocations

L’allocation de dividende la plus courante pour les personnes âgées est le complément d’autonomie personnalisé (APA). Il est payé par les ministères à ceux qui ont 60 ans et plus. Veuillez noter qu’il n’est pas destiné à mettre du beurre dans les épinards du bénéficiaire, il est utilisé exclusivement pour le paiement de l’aide à domicile ou de l’aide à l’établissement. Il est accordé sous condition de ressources et son montant varie en fonction du revenu du retraité, de son degré de dépendance (mesuré par le réseau Aggir, pour «l’autonomie en gérontologie, groupes iso-ressources») et de son type de logement.

Si votre proche n’est pas éligible à l’APA, qu’il ne peut plus s’occuper de certaines tâches à la maison (ménage, cuisine) et avoir au moins 65 ans (ou 60 ans pour les personnes reconnues inaptes au travail), il peut, en fonction de ses ressources et de son département, aller chercher de l’aide domestique à domicile. Cependant, cette compensation, qui est demandée à la mairie ou au CCAS, ne finance généralement pas la totalité de l’aide et il est donc souvent nécessaire d’en payer une fraction – les règles sont fixées par le service.

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Pour les adultes de moins de 60 ans ayant un handicap, une allocation pour adulte handicapé (AAH) peut être versée, sous réserve de ressources, aux personnes ayant un handicap d’au moins 80%. Dans certains cas, votre proche peut également en faire l’expérience avec un degré moindre d’incapacité s’il a des difficultés à accéder à un emploi.

Pour cela, il doit remplir un dossier lourd et l’archiver, généralement avec MDPH, ce qui peut prendre des mois à traiter. Pour les enfants, le système de soutien est encore plus complexe car il dépend de l’âge et du type de structure d’accueil – établissement scolaire, établissement spécialisé, etc.

Personnaliser le logement

Outre les problèmes financiers qui surviennent souvent pour les personnes en perte d’autonomie, il existe des inquiétudes quant à la disponibilité de leur logement. En fonction du travail demandé, il est également possible d’obtenir beaucoup d’aide pour ses proches en contactant les caisses de retraite, les mutuelles et certaines autres structures, comme APF-France handicap, Habitat et humanisme … les communes et départements fournissent parfois ce soutien. Pour une image plus claire, veuillez contacter la Fédération Solidaires Pourhabitat (Soliha), spécialiste du sujet.

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Face à ce labyrinthe, certains acteurs locaux ont décidé de s’attaquer au problème et d’offrir un accompagnement complet aux aidants. Pionnier dans ce domaine, l’Espace Singulier a été créé en Essonne il y a douze ans « Faciliter la vie quotidienne des personnes malades, handicapées ou en perte d’autonomie, quel que soit leur âge, et des assistants dans la salle », explique Sandrine Podolak, sa présidente.

L’association a répertorié les aides disponibles dans l’Essonne, qu’elles soient médicales, sociales, paramédicales ou pédagogiques. Elle guide les personnes tout au long de leur parcours par téléphone, les informe sur les systèmes, les conduit vers les structures pertinentes et cherche même des solutions pour eux si nécessaire. Service gratuit. Pour bloquer des situations parfois complexes, l’association dépend de son réseau terrain. Des initiatives similaires ont été prises dans d’autres territoires.

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